Maghrib in Past & Present | Podcasts
Protecting Morocco´s Rarest Forests

Protecting Morocco´s Rarest Forests

July 8, 2021

Episode 128: Protecting Morocco´s Rarest Forests

The high mountains of Talassemtane National Park protect some of the rarest trees and animals in Morocco and North Africa. Forest fires can have negative as well as positive effects on conserving these unique ecosystems. Research ranging from satellite images to tree-ring analysis is being applied to help forest managers protect the forest and adapt to changing climate.

Dr. Peter Fulé is a professor in the School of Forestry at Northern Arizona University. His research is at the intersection of forests, wildfire, climate and people around the world. Peter works with students and colleagues using multiple research techniques including tree rings to assess tree growth and forest fires over many centuries. Using models of forest growth and climate, they test forest restoration treatments and simulate changes into the future. He has taught and done research on five continents. Currently he is a visiting Fulbright Scholar in Tétouan, Morocco, working with Abdelmalek Essaâdi, University and Talassemtane National Park.

This episode was recorded on June 12th, 2021 at the Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM). 

Posted by: Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).

Oran et ses expressions culturelles

Oran et ses expressions culturelles

July 2, 2021

Episode 31: Oran et ses expressions culturelles

Dans cet entretien-podcast accordé à Karim Ouaras, Pr. Hadj Miliani raconte la ville d’Oran et ses diverses expressions culturelles à l’ère contemporaine. Le choix de consacrer ce 31ème podcast à Oran n’est pas anodin car ce chiffre revoie au code de la wilaya d'Oran. Cette coïncidence numérique nous a paru une occasion de nous pencher sur le champ culturel oranais et de solliciter Pr. Hadj Miliani pour en parler. Ce podcast se veut donc un aperçu chargé d'enseignements et de détails précieux sur l’histoire de la ville d’Oran, ses populations, ses langues, ses cultures, ses aventures littéraires, ses musiques, ses pratiques religieuses, ses quartiers et ses lieux de sociabilité.  Les jeunes chercheurs y trouveront une infinité de pistes de recherche qui appellent un traitement urgent.

Hadj Miliani est professeur de littérature à l’Université de Mostaganem, chercheur associé au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle à Oran, fondateur et animateur du Ciné-Pop d'Oran (1973-1987), membre du conseil scientifique du CEMA, membre du collectif de la revue Voix-Multiples (1981-1989), Commissaire du Festival du raï (2006-2007), responsable du pôle Ouest de l'École Doctorale Algéro-Française de Français (2004-2012) et responsable de la partie algérienne du réseau Langue Française et Expressions Francophones.

Il a notamment travaillé et travaille encore sur le champ littéraire et culturel algérien et ses diverses expressions. Parmi ses centres d’intérêt, nous pouvons citer sans être exhaustifs : littératures et sociétés en Algérie et au Maghreb ; littératures orales et expressions populaires ; musique Raï; anthropologie des pratiques culturelles, culturalité et interculturalités ; théories théâtrales et théorie de la littérature, analyse du discours médiatique, et édition et lecture en Algérie. Ces différentes thématiques sont au cœur de sa réflexion et de ses nombreuses publications scientifiques.

 
Musique et paroles : Bakhta, une chanson inspirée de la poésie du maître du Melhun, Abdelkader El Khaldi, interprétée par Cheb Khaled.


Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
Digitalisation des manuscrits arabes. Cas d’études : Les manuscrits traitant de la religion musulmane

Digitalisation des manuscrits arabes. Cas d’études : Les manuscrits traitant de la religion musulmane

July 1, 2021

Episode 127: Digitalisation des manuscrits arabes. Cas d’études : Les manuscrits traitant de la religion musulmane

Constituant une ressource appréciable pour les sciences humaines et sociales, les manuscrits berbères écrits en caractères arabes sont répartis un peu partout dans les pays du Maghreb. Un bon nombre de ces manuscrits se trouve dans des bibliothèques publiques mais beaucoup d’autres appartiennent à des particuliers.

La journée d’étude organisée par le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) intitulée: Reflexions autour des manuscrits maghrébins, s’adresse aux chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants qui s’intéressent aux manuscrits. Les approches mobilisées dans les différentes communications programmées dans le cadre de cette journée sont riches et variées par les objets qu’elles traitent. Elles se penchent chacune à leur manière sur l’identification et la conservation des fonds documentaires, la paléographie, la codicologie, l’étude du contenu qui font l’objet de plusieurs branches de savoir telles les humanités numériques qui peuvent offrir des perspectives insoupçonnées.

Dans ce podcast Imène Ait Abderrahim, doctorante en informatique à l'Université d'Oran 1, présente son travail qui s'inscrit dans le domaine de la digitalisation des manuscrits, où elle explique les étapes et les règles importantes à suivre dans le processus de numérisation des manuscrits, et nous dit quels sont les manuscrits numérisés parmi ceux traitant de la religion musulmane. En effet, les manuscrits sont une principale source de recherche et malgré tous les efforts fournis, il est impossible de les conserver sous leur forme physique, notamment les plus anciens, en raison de leur détérioration rapide après un certain temps de stockage. D’après Imène Ait Abderrahim la numérisation apporte des solutions à ce genre de problèmes en améliorant la méthode de conservation et de préservation des documents et en facilitant leur accessibilité grâce à un espace de stockage numérique.

Cet episode s'inscrit dans le cadre du cycle de conférences « Langues et sociétés au Maghreb ». Il a été enregistré à l’occasion de la journée d’études « Reflexions autour des manuscrits maghrébins », qui a eu lieu le 12 février 2020 au Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA). Pr. Ouahmi Ould-Braham, Professeur des Universités, fondateur de la revue académique Études et Documents Berbères, domiciliée à la Maison des Sciences de l'Homme - Paris Nord a modéré le débat.

Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d'avoir interprété un morceau musical de Elli Mektoub Mektoub, pour les besoins de ce podcast.

Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA). 
Al-Harf as a site of Negotiating Modernism and Unity

Al-Harf as a site of Negotiating Modernism and Unity

June 24, 2021

Episode 126: Al-Harf as a site of Negotiating Modernism and Unity

The articulation of the Arabic letter in modern art in the Arab world has been a popular topic of discussion. The letter served 20th century artists on multiple levels and allowed for contradictory arguments. The letter became part of a more complex discourse of signs that drew on a collective and historical memory of difference, rupture and continuity. It disrupted and subverted the rhetoric of regional separation and promoted unity; its prominence in this imaginative and constructed discourse alluded to an emphasis on cultural overlaps, intersections, connections, and continuity between the Mashriq and the Maghreb. Equally, it gave artists comfort and confidence that came from the immediate perception of a marked cultural (and at times political) identity for the work. Manipulating the Arabic letter in art, thus, served as a mediator between national identity, heritage and modern art.

Nada Shabout is a Regent Professor of Art History and the Coordinator of the Contemporary Arab and Muslim Cultural Studies Initiative (CAMCSI) at the University of North Texas. She is the founding president of the Association for Modern and Contemporary Art from the Arab World, Iran and Turkey (AMCA). She is the author of Modern Arab Art: Formation of Arab Aesthetics, University of Florida Press, 2007; co-editor with S. Mikdadi, New Vision: Arab Art in the 21st Century, Thames & Hudson, 2009; and co-editor with S. Rogers and A. Lenssen, Modern Art in the Arab World: Primary Documents, Museum of Modern Art, New York, 2018. She is also founding director of Modern Art Iraq Archive. Notable among exhibitions she has curated: Sajjil: A Century of Modern Art, 2010; traveling exhibition, Dafatir: Contemporary Iraqi Book Art, 2005-2009; and co-curator, Modernism and Iraq, 2009. In 2017, she received The Crow Collection of Asian Art’s Achievement in Asian Arts and Culture Award, and in 2018, the UNT Presidential Excellency Award. Shabout was the Project Advisor for the Saudi National Pavilion, Venice Biennale 2019. Shabout is on the Board of Directors, Visual Art Commission, Ministry of Culture, Saudi Arabia (2020-2023), the Board of The Academic Research Institute in Iraq (TARII), and the College Art Association (CAA) Board of Directors (2020-2024). Her current projects include, leading an AMCA team, as part of the Getty Foundation Connecting Art Histories initiative, in support of “Mapping Art Histories from the Arab World, Iran and Turkey,” coediting with Sarah Rogers and Suheyla Takesh, Modern Art in the Arabian Peninsula, and working on a new book project, Demarcating Modernism in Iraqi Art: The Dialectics of the Decorative, 1951-1979, both under contract with the American University in Cairo Press. 

This episode is part of the Modern Art in the Maghrib series, and was recorded on April 9, 2021, via zoom.  This is part of a larger Council of American Overseas Research Centers program organized by the Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT) and financed by the Andrew Mellon Foundation that seeks to collaborate with local institutions for a greater awareness of art historical research in north Africa.

Curating Modern Art from North Africa and West Asia: Methodological Conundrums and Contentions of Language

Curating Modern Art from North Africa and West Asia: Methodological Conundrums and Contentions of Language

June 17, 2021

Episode 125: Curating Modern Art from North Africa and West Asia: Methodological Conundrums and Contentions of Language

In this podcast, Suheyla Takesh addresses the methodological challenges in studying modernism in the non-West and the question of language and terminology for discussing developments that conceptually preside outside established art-historical frameworks. Focusing on two exhibitions as case studies: Taking Shape: Abstraction from the Arab World, 1950s–1980s (Grey Art Gallery, 2020) and Lasting Impressions: Baya Mahieddine (Sharjah Art Museum, 2021), Takesh considers curatorial strategies, pitfalls, and questions in studying the multiple and manifold histories of global modernism in the arts.

Suheyla Takesh is Curator at the Barjeel Art Foundation, Sharjah, United Arab Emirates, where she works on research, curatorial development of exhibitions, and oversees the production of publications. She is the co-curator of Taking Shape: Abstraction from the Arab World, 1950s–1980s at the Grey Art Gallery, New York University, and co-editor of the eponymous volume of essays (Hirmer Publishers, 2020). Her work has been published in peer-reviewed journals, including the Rutgers Art Review (Department of Art History, Rutgers University) and Thresholds (Department of Architecture, MIT).

This episode is part of the Modern Art in the Maghrib series, and was recorded on May 6, 2021, via zoom.  This is part of a larger Council of American Overseas Research Centers program organized by the Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT) and financed by the Andrew Mellon Foundation that seeks to collaborate with local institutions for a greater awareness of art historical research in north Africa.

Posted by: Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).
Berrechid 81. Retour sur une expérience collective à la lisière de l’art et de la psychiatrie

Berrechid 81. Retour sur une expérience collective à la lisière de l’art et de la psychiatrie

June 3, 2021

Episode 124: Berrechid 81. Retour sur une expérience collective à la lisière de l'art et de la psychiatrie

 

Dans ce podcast, Abdeslam Ziou Ziou revient sur la naissance et la disparition d’une expérience originale consistant à adopter une approche humaine de la psychiatrie en mobilisant d’autres acteurs dans le processus des soins mentaux. 

 

Berrechid 1981. Au début de l'été chaud de 1981, une activité inhabituelle eut lieu à l'Hôpital psychiatrique de Berrechid. Peintres, écrivains, réalisateurs et intellectuels, dont Mohamed Melehi et Mohamed Chebâa, sont invités à partager le quotidien des patients pendant une semaine. Cette expérience ouvrira l'hôpital, ce « sanctuaire de la folie » comme on l'appelle au Maroc, à son environnement immédiat. Des peintures murales y sont réalisées, des concerts et des spectacles ont lieu dans son enceinte, la presse y est invitée et des débats y sont organisés. Les habitants de Berrechid auront l’opportunité de visiter l'hôpital. Au-delà de son aspect anecdotique, cet événement s'inscrit dans une démarche globale initiée en 1975 par Dr. Abdellah Ziou Ziou, consistant à jumeler un intérêt pour les pratiques populaires de traitement des maladies mentales au Maroc et l'approche anti-psychiatrique ayant émergé à Trieste en Italie. 

 

Abdeslam Ziou Ziou est diplômé en anthropologie sociale de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris. Il est chercheur indépendant et consultant dans le domaine des arts et de la culture au Maroc, et a été coordinateur de projet et de recherche à l’Atelier de l’Observatoire de Casablanca. Il a été lauréat du Projet de recherche transdisciplinaire « Houdoud » dirigé par la Chaire de Fatéma Mernissi (Université Mohammed V et HEM) – UNESCO. Sa recherche est soutenue par le projet School of Casablanca, initié par le KW Institute for Contemporary Art et Sharjah Art Foundation, en collaboration avec le Goethe-Institut MarokkoThinkArt et Zamân Books & Curating. Depuis 2020, il est boursier du CAORC / Andrew W. Mellon en histoire de l'art moderne au CEMAT.

 

Cet épisode s'inscrit dans le cadre du cycle des conférences “Santé et humanités au Maghreb” de l'American Institute for Maghrib Studies (AIMS), organisé par le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT) en étroite collaboration avec Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM). Ce podcast a été enregistré via Zoom le 25 mars 2021 entre Oran et Tunis. Dr. Samia Henni, historienne et théoricienne de l'architecture au département d’architecture de l’université de Cornell aux États-Unis, a modéré le débat.

 

Posté par: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA). 
Rencontre avec Denis Martinez, artiste plasticien et pédagogue. Un parcours en partage

Rencontre avec Denis Martinez, artiste plasticien et pédagogue. Un parcours en partage

May 27, 2021

Episode 123: Rencontre avec Denis Martinez, artiste plasticien et pédagogue. Un parcours en partage

 

Dans ce podcast, l'artiste plasticien et pédagogue, Denis Martinez, revient sur sa trajectoire dans le domaine de l’art et partage avec nous les grands moments de sa longue carrière artistique à travers la présentation du film documentaire intitulé « Denis Martinez, un homme en libertés », que le cinéaste Claude Hirsh lui a consacré en 2013.

Né le 30 novembre 1941 à Mars-el-Hadjadj, prés d'Oran en Algérie, Denis Martinez figure parmi les plus importants artistes peintres et poètes algériens contemporains. Enseignant à l'Ecole Supérieure des Beaux Arts d'Alger de 1963 à 1993. En 1967 il est fondateur, avec Choukri Mesli, du groupe Aouchem (tatouage). Exilé à Marseille en 1994, il enseigne à l'Ecole Supérieure d'Art d'Aix-en-Provence jusqu'en 2006.

Denis Martinez a été l'initiateur de plusieurs manifestations artistiques en France, dont ''Culture Algérienne Cultures Vivantes'' en 1995 à la Friche de la Belle de Mai à Marseille, ''Expressions algériennes contemporaines'' en 2000 à Aix-en-Provence et ''Jonctions'' Djazair en 2003 à la Friche de la Belle de Mai. Depuis 2000, il réoccupe régulièrement son atelier dans sa demeure familiale à Blida. En juillet 2004, il participe avec Hassan Metref et Salah Silem, à la création du festival nomade ''Raconte Arts'' en Kabylie. C'est à partir de cette date qu'il se lance dans une aventure qui l'amène à intervenir régulièrement avec des créations éphémères in situ dans les Tajmaats de différents villages de Kabylie. L'artiste a des œuvres au Musée Nationale des Beaux-arts d'Alger et dans des collections particulières et publiques en Algérie et en France. Il est l'auteur de plaquettes de poésie, de portfolio, et d'anthologies illustrées. 

Son parcours a inspiré plus d'un, l'écrivain Nourredine Saadi a publié Denis Martinez, peintre algérien aux éditions Barzakh-Le bec en l'air. Le cinéaste Jean-Pierre Lledo lui a consacré trois courts métrages (1985,1996). Dominique Devigne, sa compagne, a réalisé plusieurs courts métrages vidéo sur ses interventions en Algérie de 1990 à nos jours. En 2013, le cinéaste Claude Hirsh lui consacre un film intitulé : « Denis Martinez, un homme en libertés ».

Cet épisode a été enregistré le 13 mai 2018 au  Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et s'inscrit dans le cadre du cycle des conférences « Arts et lettres au Maghreb ».

Dr. Mohamed Bensalah, Enseignant-chercheur à l’Université d’Oran 2 et cinéaste a modéré le débat.

Nous remercions notre ami Ignacio Villalón, étudiant en master à l'EHESS, pour sa prestation à la guitare du titre A vava Inouva de Idir pour l'introduction et la conclusion de ce podcast.
 
Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
Sur les manuscrits ibâdites des anciens “Siyar” et en particulier l’ouvrage de Shammâkhi (9e / 15e siècle)

Sur les manuscrits ibâdites des anciens “Siyar” et en particulier l’ouvrage de Shammâkhi (9e / 15e siècle)

May 20, 2021

Episode 122: Sur les manuscrits ibâdites des anciens “Siyar” et en particulier l’ouvrage de Shammâkhi (9e / 15e siècle)   

Constituant une ressource appréciable pour les sciences humaines et sociales, les manuscrits berbères écrits en caractères arabes sont répartis un peu partout dans les pays du Maghreb. Un bon nombre de ces manuscrits se trouve dans des bibliothèques publiques mais beaucoup d’autres appartiennent à des particuliers.

La journée d’étude organisée par le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) intitulée: Reflexions autour des manuscrits maghrébins, s’adresse aux chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants qui s’intéressent aux manuscrits. Les approches mobilisées dans les différentes communications programmées dans le cadre de cette journée sont riches et variées par les objets qu’elles traitent. Elles se penchent chacune à leur manière sur l’identification et la conservation des fonds documentaires, la paléographie, la codicologie, l’étude du contenu qui font l’objet de plusieurs branches de savoir telles les humanités numériques qui peuvent offrir des perspectives insoupçonnées.

Dans ce Podcast, Mohamed Hassen, Professeur  des Universités  en Histoire et Archéologie Médiévale et membre de l’Académie tunisienne  des Sciences, des  Lettres et des Arts Beït al-Hikma, présente une communication portant le titre : « Sur les manuscrits ibadites des anciens ‘siyar’ et en particulier l’ouvrage de Shammakhi  (9e/15e siècle) ». Le texte du Pr. Mohamed Hassen, absent à la journée d’étude suite à des perturbations du trafic aérien, a été lu par Pr. Ouahmi Ould-Braham,  Professeur des Universités, fondateur de la revue académique Études et Documents Berbères , domiciliée à la Maison des Sciences de l’Homme - Paris Nord.

Les  ouvrages de syar sont à la fois des chroniques et des recueils de biographies de la notabilité religieuse, aussi bien au Mashriq qu’au Maghrib. Ils rendent compte d’une situation culturelle complexe, héritée de l’Antiquité et transformée tout le long du Moyen Âge. Ils reflètent une période qui a connu la mise en place, dans les montagnes, les oasis et les tribus du Sud de l’Ifrîqiya, d’un système socio-économique  et culturel, caractérisé par une acculturation défensive, opérée selon le prisme de l’ibadisme. Tenant compte du grand intérêt historique de ces ouvrages, une édition critique serait une tâche impérieuse pour la majorité d’entre eux. 

Pr. Mohamed Hassen a publié plusieurs articles et ouvrages en arabe, français et anglais sur l’Histoire et l’archéologie du Maghreb et de l’Andalus en général et de l’Ifrîqiya en particulier.

Cet épisode s'inscrit dans le cadre du cycle de conférences « Langues et sociétés au Maghreb ». Il a été enregistré à l’occasion de la journée d’études « Réflexions autour des manuscrits maghrébins », qui a eu lieu le 12 février 2020 au Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA). Dr. Karim Ouaras,  Maître de conférences à l’Université d’Oran 2 et Directeur adjoint du CEMA a modéré le débat.

Nous remercions Dr. Jonathan Glasser, anthropologue culturel au College of William & Mary, pour son istikhbar in sika à l'alto pour l'introduction et la conclusion de ce podcast.

Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA). 

Libya: Continuities and Discontinuities of Political Order After 2011

Libya: Continuities and Discontinuities of Political Order After 2011

May 6, 2021
Episode 121: Libya: Continuities and Discontinuities of Political Order After 2011
 
To what extent is the political instability witnessed in Libya since 2011 an inheritance of the ousted regime of Mu'ammar al-Gaddafi, which ruled the country for over four decades? In his new article in Middle East Law and Governance, "Of Conflict and Collapse: Rethinking State Formation in Post-Gaddafi Libya," Emadeddin Badi of the Atlantic Council and Global Initiative Against Transnational Organized Crime discusses these connections.  Using this article as the basis of their conversation, Professor Jacob Mundy of Colgate University and Badi attempt to contextualize much of what is seen coming out of Libya today in terms of historical forces present within the Libyan polity and the powerful contingencies that have produced significant ruptures within the socio-economic orders that long governed day-to-day realities in Libya under its unique blend of an increasingly centralized security states and a post-populist corporatist regime from 1969 to 2011. Above all, Badi focuses our attention on the external shock of repeated outside interventions that have generated new dynamics within Libya, occasioning new political forms and horizons while ossifying and reinforcing others.
 
Emadeddin Badi is a Libyan researcher and consultant that specializes in governance, post-conflict stabilization, hybrid security and peacebuilding. He currently works as Senior Analyst at the Global Initiative Against Transnational Organized Crime and as Advisor for Libya at the Geneva Centre for Security Sector Governance (DCAF). He is also Non-resident Senior Fellow with the Middle East Program at the Atlantic Council, where he focuses primarily on U.S. and European policies towards Libya. Previously, he was a Non-resident Scholar at the Countering Terrorism and Extremism Program at the Middle East Institute and a Policy Fellow at the European University Institute. Badi holds a Bachelors degree in Business and Economics from the University of Essex, a bachelors in French language from the https://uot.edu.ly/ in Libya, as well as a Masters degree in Violence, Conflict and Development from the School of Oriental and African Studies. He is fluent in English, French and Arabic.

 

Jacob Mundy, Associate Professor of Peace and Conflict Studies at Colgate University, conducted this interview on March 11, 2021. This podcast is part of the "Supporting Critical Research and Strengthening Scholarly Capacity in Algeria, Libya, and Tunisia" project organized by the Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT) and the Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA), and funded by the Carnegie Corporation of New York. Prof. Mundy heads the contemporary Libya studies research unit, of which Badi is a member.

 

Posted by: Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).

La dimension berbère dans les manuscrits arabes du Maghreb. Essai de lecture de quelques documents

La dimension berbère dans les manuscrits arabes du Maghreb. Essai de lecture de quelques documents

April 29, 2021

Épisode 120: La dimension berbère dans les manuscrits arabes du Maghreb. Essai de lecture de quelques documents 

Constituant une ressource appréciable pour les sciences humaines et sociales, les manuscrits berbères écrits en caractères arabes sont répartis un peu partout dans les pays du Maghreb. Un bon nombre de ces manuscrits se trouve dans des bibliothèques publiques mais beaucoup d’autres appartiennent à des particuliers.

La journée d’étude organisée par le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA)  intitulée: Réflexions autour des manuscrits maghrébins, s’adresse aux chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants qui s’intéressent aux manuscrits. Les approches mobilisées dans les différentes communications programmées dans le cadre de cette journée sont riches et variées par les objets qu’elles traitent. Elles se penchent chacune à leur manière sur l’identification et la conservation des fonds documentaires, la paléographie, la codicologie, l’étude du contenu qui font l’objet de plusieurs branches de savoir telles les humanités numériques qui peuvent offrir des perspectives insoupçonnées.

Dans ce podcast Dr. Ramdane Boukherrouf présente son travail qui s’inscrit dans le domaine de la linguistique du corpus (Firth 1957) qui considère qu’un énoncé ne peut avoir de sens en dehors de son contexte historique et culturel de production. Il s’appuie également sur les travaux de Sinclair (1991) qui, s’inscrivant dans le prolongement et le développement de la première vision, considère que toute analyse linguistique doit se baser sur un ensemble de grands corpus.  Dr. Ramdane Boukherrouf a choisi de travailler sur des parlers, autres que le kabyle, à partir d’un dépouillement profond des indications que fournissent les manuscrits médiévaux.

Le manuscrit dont il question ici a été recueilli par Motylinski auprès de Brahim Ouslimane Chemakhi, Taleb d’Ifren au Mzab. Il s’agit d’un document de 54 pages qui nous renseigne en profondeur sur des données géographique, historique et linguistique du Djebel Nefousa. L’intérêt  de ce manuscrit réside dans le fait qu’il constitue non seulement un témoignage historique sur la langue berbère, mais un document densément fourni en termes d’indications géographique, sociologique, linguistiques, historique et autres sur le Djebel Nefoussa.

Dr. Ramdane Boukherrouf est enseignant chercheur (Maître de conférences classe A) à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou et Directeur du Laboratoire d’Aménagement et d’Enseignement de la langue Amazighe. Il a obtenue le 23 avril 2017 une Habilitation à Diriger des Recherches Universitaires en Langue et Culture Amazighes. Il est également titulaire d'un Doctorat (Cotutelle UMMTO, Algérie & UNIL, Lausanne) en Langue et Culture Amazighes, Option : Linguistique, obtenu le 08 septembre 2015 aux Universités Mouloud Mammeri et Lausanne.

Cet épisode s'inscrit dans le cadre du cycle de conférences « Langues et sociétés au Maghreb ». Il a été enregistré à l’occasion de la journée d’études « Réflexions autour des manuscrits maghrébins », qui a eu lieu le 12 février 2020 Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA). Dr. Karim Ouaras,  Maître de conférences à l’Université d’Oran 2 et Directeur adjoint du CEMA a modéré le débat.

Nous remercions notre ami Ignacio Villalón, étudiant en master à l'EHESS, pour sa prestation à la guitare du titre A vava Inouva de Idir pour l'introduction et la conclusion de ce podcast.

Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA). 

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