Maghrib in Past & Present | Podcasts
Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers

Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers

January 22, 2020

Episode 83: Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers. 

Dans ce podcast, Elaine Mokhtefi, auteur, présente son livre, Alger, capitale de la révolution. De fanon aux Black Panthers (Barzakh, 2019).

La trajectoire d’Elaine Mokhtefi, jeune militante américaine, a, dès la guerre d’Algérie et pendant deux décennies, épousé celle de la cause algérienne.

Ce combat la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Frantz Fanon pour la conférence de l’Assemblée mondiale de la jeunesse ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l’indépendance. Elle y restera jusqu’en 1974. Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste, remplie d’espoir, aux premiers pas de la jeune république, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d’Alger. 

Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque – Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver –, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale. 

Une histoire fascinante, qu’Elaine Mokhtefi raconte avec une passion et une conviction intactes. 

Elaine Mokhtefi, issue d’une famille de la classe ouvrière américaine, est née en 1928 à New York. La lutte pour l’indépendance l’a conduite à vivre douze ans en Algérie où elle a travaillé comme journaliste et traductrice. Elle s’est mariée à un ancien membre de l’Armée de libération nationale algérienne (ALN) devenu écrivain, Mokhtar Mokhtefi, décédé en 2015, auteur de mémoires très remarqués J’étais Français-Musulman (Barzakh, 2016). 

La conférence d'Elaine Mokhtefi a été programmée dans le cadre du cycle des conférences « Histoire du Maghreb, histoire au Maghreb » co-organisé par Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie sociale et culturelle (CRASC).  Elle a eu lieu le 06 novembre 2019 au CRASC, Oran. Pr. Hassan Remaoun, chercheur associé, CRASC, a modéré le débat.

Nous remercions notre ami Ignacio Villalón, étudiant en master à l'EHESS, pour sa prestation à la guitare pour l'introduction et la conclusion de ce podcast.

Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).

The Monopoly of Criminal Justice and the Formulation of State-Society Relations in Morocco

The Monopoly of Criminal Justice and the Formulation of State-Society Relations in Morocco

January 16, 2020

Episode 82: The Monopoly of Criminal Justice and the Formulation of State-Society Relations in Morocco

In this podcast, Fatim-Zohra El Malki seeks to retrace the socio-legal history of Morocco’s criminal justice system and its impact on the formulation of state-society relations. El Malki argues that Morocco’s Penal Code (PC) can serve as a useful object of analysis for tracing how the Moroccan state used the criminal system to deepen and consolidate its power following independence. Through the historicization of the criminal system, El Malki aims to center the legal processes that contributed to the territorial construction and consolidation of what is now the Kingdom of Morocco. Rather than focusing on the trajectory of the codes and legal systems, this presentation is an attempt to understand the mechanisms of violence and repression embedded in the legal system across time, of which the penal code is only a fragment. This discussion unravels an enduring paradox: how the makhzen’s deepening authority and territorial expansion created a strong central state at the expense of the progressive alienation of the citizen from the central power. In relation to criminal justice, the makhzen’s monopoly over judicial power placed a chokehold on the sphere of checks and balances between the citizen and the central authority. The PC constitutes a space for the legal expression of political violence perpetrated by the state against society, bearing in mind that the violence of the law is not inevitably illegitimate nor unethical. The unbalanced interplay of power dynamics, which lead to the overwhelming monopoly of violence by the state is what constitutes the core of the argument that places the PC at the center of this space. El Malki argues that reforming the system today would mean transferring the discursive monopoly of violence outside this scope, therefore shaking the safeguarded equilibrium of power that the modern Moroccan state holds.

Fatim-Zohra El Malki is a DPhil student at the University of Oxford. Her research project revolves around the making of the criminal justice system in Morocco, with a particular focus on the Penal Code. Fatim-Zohra El Malki holds master’s degrees in Arab Studies from Georgetown University’s Edmund A. Walsh School of Foreign Service (2016) and in Security Studies from Queen's University of Belfast (2013). 

This podcast is part of the Contemporary Thought series and was recorded on 21 June 2019. at the  Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).

We thank Dr. Tamara Turner, Ethnomusicologist and Research Fellow at the Max Planck Institute for Human Development, Center for the History of Emotions, for her interpretation of Natiro/ Ya Joro, from the Hausa repertoire of diwan.

Posted by Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).

La socio-anthropologie rurale. Structure, organisation et changement au Maghreb

La socio-anthropologie rurale. Structure, organisation et changement au Maghreb

January 8, 2020

Episode 81: La socio-anthropologie rurale. Structure, organisation et changement au Maghreb

Dans ce podcastPr. Hassan Rachik, Professeur d'anthropologie et Directeur du Centre Marocain des Sciences Sociales à l’Université Hassan II, Casablanca, Professeur visiteur dans des universités américaines, européennes et arabes, présente son dernier ouvrage Socio-anthropologie rurale : structure, organisation et changement au Maghreb (Editions la croisée des chemins, 2019).

Le milieu rural tient une place importante dans les sociétés maghrébines. Il est de plus en plus l’objet d’actions politiques et civiques visant sa domestication, son développement. Sur le plan académique, il a fait l’objet d’études socio-anthropologiques menées par d’éminents auteurs. Le présent livre vise à restituer et à examiner, de façon didactique, l’essentiel de ces études souvent négligées. Il comprend un texte théorique, proche d’un manuel critique, et un recueil de textes illustrant les principales questions soulevées. La partie théorique procède à de brèves synthèses, à des mises au point et à des évaluations critiques. Les entrées choisies s’imposent à toute étude et action engagées en milieu rural. Qu’on travaille sur le développement, l’approche participative, l’éducation, les élections, le rituel, ou tout autre phénomène, on est obligé d’avoir un minimum d’informations sur les structures et la stratification sociales des groupes concernés. On doit également avoir une idée sur la morphologie et l’organisation sociales, la place des individus dans la communauté. En rapport avec ces entrées théoriques, des textes de sociologues et d’anthropologues éminents maghrébins ou ayant travaillé sur le Maghreb sont choisis pour illustrer et approfondir les questions analysées. C’est une invitation à visiter les sources et à dépasser la lecture des textes de seconde main. 

Pr. Hassan Rachik a consacré ses premières recherches de terrain à l’interprétation des rituels et aux changements sociaux en milieu rural. Il s’est intéressé ensuite à l’étude des idéologies, aux processus d’idéologisation de la religion, et à la sociologie de la connaissance anthropologique. Auteur de plusieurs ouvrages dont Le sultan des autres, rituel et politique dans le Haut Atlas (1992)Comment rester nomade (2000)Symboliser la nation (2003)Le proche et le lointain. Un siècle d’anthropologie au Maroc (2012), L’esprit du terrain (2016), Éloge des identités molles (2016).

La conférence de Pr. Hassan Rachik a été programmée dans le cadre du cycle des conférences « Espaces et territoires au Maghreb » organisé par le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA). Elle a eu lieu le 27 novembre 2019 au CEMA.  Pr. Abdelkader Lakjaa, sociologue à l'Université d’Oran 2 a modéré le débat. 

Nous remercions notre ami Ignacio Villalón, étudiant en master à l'EHESS, pour sa prestation à la guitare pour l'introduction et la conclusion de ce podcast.

Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).

La Méditerranée aux yeux des géographes maghrébins au Moyen Âge

La Méditerranée aux yeux des géographes maghrébins au Moyen Âge

December 18, 2019

Episode 80: La Méditerranée aux yeux des géographes maghrébins au Moyen Âge

Dans ce podcast, Dr. Boutheina Ben Hassine, Maître de conférences à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Sousse et Cheffe d’atelier d'histoire médiévale au laboratoire « Occupation du sol, peuplement et modes de vie au Maghreb antique et médiéval », présente une communication portant sur la vision spécifique des géographes et voyageurs maghrébins sur la Méditerranée tout au long du Moyen Âge. Ces géographes ont fait une description des côtes de la partie occidentale et de la partie orientale. Le côté Est de la Méditerranée a été à l'origine de la marine et de la flotte islamique à l’époque de Mu’âwiya Ibn Abî Sufyân. Le savoir-faire maritime et la domination politique des Musulmans a été visible aux époques des dynasties aghlabide, fatimide et almohade. Les relations économiques entre la rive nord et la rive sud de la Méditerranée étaient très étroites à travers les ports d’al-Andalus, du Maroc, du Maghreb moyen et de l’Ifrîqiya.

Mme Ben Hassine est membre du conseil scientifique du laboratoire LR13ES11 et membre de la commission de l’agrégation. Elle a publié des livres sur l’histoire omeyyade et des articles sur les ibadites au Maghreb à l'époque médiévale. 

Ce podcast s'inscrit dans le cadre du cycle des conférences « Histoire du Maghreb, Histoire au Maghreb ». Il a été enregistré durant le Workshop annuel de l’American Institute for Maghrib Studies (AIMS)organisé par le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT) à Sidi Bou Saïd en Tunisie le 20 et 21 juillet 2019 intitulé: La Méditerranée vue d'Afrique du nord.   

Pour consulter les diaporamas associés à ce podcast, veuillez visiter notre site web: www.themaghribpodcast.com 

Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d'avoir interprété un morceau musical de Elli Mektoub Mektoub, pour les besoins de ce podcast.

Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA). 

Moroccan-American Archaeological Project of Ancient Sijilmasa

Moroccan-American Archaeological Project of Ancient Sijilmasa

December 11, 2019

Episode 79: Moroccan-American Archaeological Project of Ancient Sijilmasa

In this podcast, Prof. James Miller, Emeritus Professor of Geography at Clemson University, discusses the joint Moroccan-American archaeological project at the site of Sijilmasa, and the publication of that projects findings, The Last Civilized Place: Sijilmasas and Its Saharan Destiny (University of Texas Press, 2015). Co-authored with project director Prof. Ronald Messier, Emeritus Professor of History at Middle Tennessee State University, the book places Sijilmasa in the context of Moroccan and Islamic history, revealing the 1,000-year history of the caravan center as a focus of trans-Saharan trade and focal point of dynastic change.

The podcast covers a wide variety of topics associated with Sijilmasa: its origins in the second century A.H. and the establishment of the Midrarid dynasty and their Sufri religious background, the significance of the surrounding irrigated oasis landscape of the Tafilalt, the unprotected nature of the site of Sijilmasa today, and the threats to it posed by the growth of the adjacent modern town of Rissani. The relations Sijilmasa long held with ancient Ghana and successor states south of the Sahara were rooted in the element of trade for which Sijilmasa was known far and wide from its earliest days, namely gold. Gold, African gold, was Sijilmasa’s fame, and the city and its caravans and commercial reach were the result of its long-held monopoly on the trans-Saharan gold trade.

Prof. Miller received his Ph.D. in cultural geography from the University of Texas at Austin and taught in the Department of History and Geography at Clemson University for 28 years. Upon retiring from Clemson, he became the Executive Director of the Moroccan-American Commission for Educational and Cultural Exchange (MACECE – Fulbright Morocco) in 2009 and retired from that position in 2018. He was President of the American Institute for Maghrib Studies from  2007 to 2010 and  has been Vice President since 2018. He serves on the boards of the Tangier American Legation and Institute for Moroccan Studies (TALIM) and CorpsAfrica. Prof. Miller is the author of a number of works, including Imlil: A Modern Moroccan Geography (Westview, 1984) and A Question of Place (Wiley, 1989 - co-authored with Paul Ward).

TALIM Director John Davison moderated the discussion for this podcast, which was recorded on 30 September 2019, at TALIM, in Tangier, Morocco. 

Posted by Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).

Making the Dinar, Producing the State in Postcolonial Tunisia

Making the Dinar, Producing the State in Postcolonial Tunisia

December 4, 2019

Episode 78: Making the Dinar, Producing the State in Postcolonial Tunisia

This interview focuses on the archives around the creation of the Tunisian Central Bank and the Tunisian dinar in 1958/1959. Looking at these documents as material assemblages, help illuminate how the making of national currency is a process that links state power and the production of the economy. Indeed, the entanglements between economic imaginaries and state power are revealed through the body of money, as national currency becomes a privileged site of intervention for the state. By considering different archives, that of the Central Bank along with state plans of the same period the talk also reveals the debates around what the economy ought to be and ultimately about the nature and modes of state power in the postcolonial moment. Myriam Amri's PhD project is on social relations around money in Tunisia. More specifically, she considers how monetary policies around creation, conversion and inflation permeate social discourses and everyday economic practices.  The project ultimately seeks to see how the forms and meanings of money help trace relations of power in contemporary Tunisia. 

Myriam Amri is a Ph.D. candidate in Anthropology & Middle Eastern studies at Harvard University. She previously completed an MSc in anthropology & development from the London School of Economics and is the co-founder of the literary magazine "Asameena".

CEMAT Director, Dr. Laryssa Chomiak, led this interview which was recorded during the CEMAT Director’s Conference on “Narratives of Legitimacy and the Maghrebi State: Power, Law and Comparison” held on 21 June 2019 in Sidi BouSaid, Tunisia. 

Posted by Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).

Workshop sur « Écriture, mémoire et histoire »: Écrire ses mémoires ou comment parler de soi ?

Workshop sur « Écriture, mémoire et histoire »: Écrire ses mémoires ou comment parler de soi ?

November 27, 2019

Episode 77: 

Workshop sur:

« Écriture, mémoire et histoire »

Écrire ses mémoires ou comment parler de soi ?

Elaine Mokhtefi est une écrivaine et peintre américaine. Elle est issue d’une famille de la classe ouvrière américaine de New York. La lutte pour l’indépendance l’a conduite à vivre douze ans en Algérie où elle a travaillé comme journaliste et traductrice. Elle s’est mariée à un ancien membre de l’Armée de libération nationale algérienne (ALN) devenu écrivain lui aussi, Mokhtar Mokhtefi, décédé en 2015, auteur de mémoires très remarqués J’étais Français-Musulman (barzakh, 2016). Elaine Mokhtefi a travaillé pendant la guerre de libération nationale (1954-1962) au bureau du FLN à New York qui avait pour mission de défendre la cause algérienne auprès des Nations Unies. Elle a vécu à Alger de 1962 à 1974 et elle a été l'un des organisateurs du premier festival culturel panafricain de l'été 1969. Elle a joué un rôle déterminant dans la création de la section internationale du parti des Black Panthers à Alger et est devenue une proche collaboratrice d’Eldridge Cleaver, leader des Black Panthers. Ses mémoires, Alger, troisième capitale mondiale, ont été publiés par les Éditions Verso (États-Unis et Royaume-Uni) en août 2018, et par les éditions La Fabrique (France) en mai 2019. Ils seront publiés par les Editions Barzakh (Algérie) sous l'intitulé Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers en juillet 2019. Elaine Mokhtefi vit actuellement à New York.

Dans ce podcast, Elaine Mokhtefi anime un workshop sur : « Écriture, mémoire et histoire » où elle revient en détails sur son expérience d'écriture.

La conférence d'Elaine Mokhtefi a été programmée dans le cadre du cycle des conférences « Témoignages sur la Guerre de Liberation Nationale » co-organisé par Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie sociale et culturelle (CRASC).  Elle a eu lieu le 06 novembre 2019 au CEMA, Oran. Dr. Karim Ouaras, Maître de conférences, Université d’Oran 2 / CEMA, a modéré le débat.

Nous remercions Dr. Jonathan Glasser, anthropologue culturel au College of William & Mary, pour son istikhbar in sika à l'alto pour l'introduction et la conclusion de ce podcast.

Réalisation et montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).

Land, Labor, and Youth Aspirations in the Gharb, Morocco

Land, Labor, and Youth Aspirations in the Gharb, Morocco

October 10, 2019

Episode 76: Land, Labor, and Youth Aspirations in the Gharb, Morocco

In this podcast, David Balgley, Masters candidate in Arab Studies at Georgetown University, discusses some of the factors impacting the labor decisions of young people in the Gharb, including the ways in which gender, class, and access to productive capital create and constrain the opportunities for youth in the Moroccan countryside. In addition, he breaks down how young rural people negotiate the tension between maintaining social ties to their ancestral land with economic pressures to migrate. In this context, David explores how the privatization of collective land in the Gharb could stimulate new labor possibilities, livelihood shifts, and youth aspirations.

In 2015, the Government of Morocco and the Millennium Challenge Corporation, a U.S. aid agency, signed the Morocco Land and Employability Compact. This Compact includes a project to title 51,000 hectares of collective land in the Gharb region, thereby turning it into private property. The project’s discourse emphasizes that integrating land into market systems leads to greater productivity, enhanced access to credit, and increased land values, all of which benefit rural populations. However, government reports largely fail to account for how agrarian transformations resulting from privatization have differentiated impacts on different rural population groups, particularly young people.

The Gharb plain, which is located along the north-western Atlantic coast, has long been one of the most agriculturally productive regions of Morocco. Since the 1970s, demographic growth, land fragmentation, and the rise of foreign investment in agro-business have all contributed to shifts in rural livelihoods and income-generating activities. Many households no longer rely solely on agriculture as their primary source of income. As a result, young people living in collective land in the Gharb are pursuing diverse livelihood strategies, even as their future aspirations diverge significantly from those of previous generations.

This episode was recorded on August 23rd 2019, at the Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM). 

Posted by Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).

The Husyanid Dynasty and Spatial Control and Judicial Control of the Enslaved Blacks of Tunis

The Husyanid Dynasty and Spatial Control and Judicial Control of the Enslaved Blacks of Tunis

September 25, 2019

Episode 75: The Husyanid Dynasty and Spatial Control and Judicial Control of the Enslaved Blacks of Tunis

In this podcast, Dr. Ismael Montana, Associate Professor of History at Northern Illinois University, discusses the impact of the Husaynid dynasty (1705-1957) on the enslaved Sudanic communities of Tunis. Montana does so by looking at the Stambali, a ritual of musical possession based on the fusion of the Hausa Bori cult and popular Islam, performed primarily by the Sudanic communities of Tunis. 

He argues that the Husaynid dynasty actively sought to transform Sudanic communities into on of several corporatist communities in the Tunisian Beylic, by means of spatial control. In the early eighteenth century, the Husaynid Beys promoted the sainthood of Sidi Saad al-Abid, a former slave from Borno, in order to serve as a rallying figure for the freed and enslaved Sudanic communities that had been settled in Tunis as a result of the trans-Saharan slave trade. The Sufi brotherhood that formed around this saint was given a judicial-administrative apparatus, designed to self-regulate the community, and structure it within the state's religio-political scheme. Montana maintains that while the Sudani community entered the Husaynid political system via the Stambali, the processes by which that group was integrated relied on its specific religious culture, which continued to set them apart from the rest of Tunisian society.

Ismael Montana's research interests include the social and economic history of slavery, culture, and citizenship in Northwest Africa and the western Mediterranean basin from the 18th century to the present.  He is currently the Vice-President of West Africa Research Association (WARA). 

This podcast was recorded at the CEMAT Director’s Conference on “Narratives of Legitimacy and the Maghrebi State: Power, Law and Comparison” held on 21 June 2019 in Sidi Bou Said, Tunisia. 

We thank Dr. Tamara Turner, Ethnomusicologist and Research Fellow at the Max Planck Institute for Human Development, Center for the History of Emotions, for her interpretation of Natiro/ Ya Joro, from the Hausa repertoire of diwan.

Edited and posted by Hayet Lansari, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA). 

Volunteer Networks in the Mediterranean / Réseaux de volontariat en Méditerranée

Volunteer Networks in the Mediterranean / Réseaux de volontariat en Méditerranée

September 18, 2019

Episode 74: Volunteer Networks in the Mediterranean / Réseaux de volontariat en Méditerranée

Dans ce podcast, Brooke Durham, doctorante au département d'histoire à Stanford University, propose une étude du volontariat comme stratégie de développement en Algérie et au Maghreb avant et après l’indépendance en Algérie.

Sa thèse cherche à mettre en valeur l’histoire des associations sociales en Algérie entre 1945 et 1972. Son travail sur les associations de volontariat en Algérie met en évidence les rôles que l’action volontaire pouvait être amené à remplir au niveau national, international et régional. À partir des sources d’archives en France, en Suisse et en Algérie, et des entretiens avec des anciens volontaires, cette communication se concentre sur une poignée d’associations de volontariat active en Algérie pendant la deuxième moitié du XXème siècle, notamment, le Service Civil International (SCI), Jeunesse du Front de Libération Nationale (JFLN), et Jeunes Travailleurs Volontaire Algériens (JTVA). Pour chacune de ces associations la question de qui doit être mobilisé pour quel type de service volontaire est toujours pertinente, ainsi que la tension entre une orientation nationaliste, régionaliste, ou internationaliste du volontariat en Algérie et au Maghreb. 

La communication de Brooke Durham a été enregistrée durant le Workshop annuel de American Institute for Maghrib Studies (AIMS), organisé par le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT) à Sidi Bou Saïd en Tunisie le 20 et 21 juillet 2019 intitulé: La Méditerranée vue d'Afrique du nord

Ce podcast s'inscrit dans le cadre du cycle des conférences « Histoire du Maghreb, Histoire au Maghreb ».

Pour consulter les diaporamas associés à ce podcast, veuillez visiter notre site web: www.themagribpodcast.com

Nous remercions Mr. Souheib Zallazi, (Étudiant au CFTTunisie) et Mr. Malek Saadani (Étudiant à l'ULT, Tunisie), pour leur interprétation de el Ardh Ardhi de Sabri Mesbah, pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Souheib au mélodica et Malek à la guitare.

Réalisation & montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).