Le contact des langues au Sahara : Le cas du touareg et du haoussa

January 30, 2018

Episode 21: Le contact des langues au Sahara :

Le cas du touareg et du haoussa

 

Le touareg occupe une place particulière dans l’ensemble berbère. Il est parfois considéré par rapport au reste de la berbérophonie, comme une langue indépendante. Alors que depuis les premières actions de l’aménagement du lexique du berbère, dans les années 1940, sa place était centrale ; aux yeux des militants-aménageurs, le touareg était considéré comme la variante la plus authentique, raison pour laquelle il constituait la source principale dans la néologie berbère moderne.

En s'appuyant sur ses observations et enquêtes de terrain, dans le Sahara algérien, concernant le contact linguistique entre les différents groupes touaregs d’une part, et ces derniers avec d’autres groupes berbérophones et étrangers (notamment haoussa), d’autre part, Ramdane Touati, doctorant en linguistiques à l'IREMAM a essayé dans ce podcast de répondre aux questions suivantes: Pour quelle raison le touareg parait-il si différent des autres variétés du berbère? Cela n’est-il pas une des incidences linguistiques et sociolinguistiques du contact permanent et très ancien entre la branche sud du berbère, que représente le touareg (ou ces différentes variétés), et les langues de l’Afrique subsaharienne, notamment le haoussa? L’étude de ce contact montre combien la dimension africaine de l’Afrique du Nord, sur le plan culturel et ethnique, reste essentielle, et cela grâce notamment à la double appartenance de l’aire touarègue, assumant le rôle d’un chaînant entre les « deux Afriques ». 

Ce podcast a été enregistré le 19 décembre 2017 au Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) à Oran, à l’occasion de la journée d'études « L'anthropologie linguistique du Sahara » organisée dans le cadre du cycle de conférences « Langues et sociétés au Maghreb ».

Dr. Karim Ouaras, Sociolinguiste, Université de Mostaganem, Directeur adjoint au CEMA et chercheur associé au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC), a modéré le débat.

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